contact rubrique Agenda Culturel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

“(un mural, des tableaux)” article 1529
Le Plateau, Frac Île-de-France, Paris

du 22 janvier au 12 avril 2015



www.fraciledefrance.com

 

© Anne-Frédérique Fer, vernissage, le 21 janvier 2015.

1529_un-mural-des-tableaux1529_un-mural-des-tableaux1529_un-mural-des-tableaux

Légendes de gauche à droite :
1/  Jean-Luc Blanc, Pendant ce temps, 2012. © Jean-Luc Blanc.
2/  Stéphane Dafflon, AST103, 2008. © Stéphane Dafflon.
3/  Elodie Lesourd, Cream #2 (courtesy Christophe Büchel), 2006. © Elodie Lesourd.

 


1529_un-mural-des-tableaux audio
Interview de Xavier Franceschi, commissaire de l'exposition,
par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 21 janvier 2015, durée 7'34". © FranceFineArt.

 


extrait du communiqué de presse :

 

Commissaire de l’exposition : Xavier Franceschi



Avec Jean-Luc Blanc, Denis Castellas, Nina Childress, Stéphane Dafflon, Kaye Donachie, Sylvie Fanchon, Johannes Kahrs, Elodie Lesourd, Bernhard Martin, Florian et Michael Quistrebert, Loïc Raguénès, Ida Tursic/Wilfried Mille.

Une fois n’est pas coutume, le plateau présente avec (un mural, des tableaux) une exposition exclusivement composée de peintures, un ensemble d’oeuvres récemment acquises faisant partie de la collection du Frac Ile-de-France.

Loin d’être une exposition manifeste tendant à démontrer la persistance de la peinture dans le champ de la création contemporaine, (un mural, des tableaux) est une proposition totalement subjective reposant sur un protocole très précis.

Tout d’abord, des peintures. Et des peintures – de la collection – réalisées avec des matériaux et sur des supports qui sont ceux que ce champ a historiquement défini comme immuables et intangibles : acrylique, gouache ou huile sur toile ou bien sur bois uniquement, laissant de côté toutes ces oeuvres que l’on assimile à de la peinture sans en être le moins du monde pourvues. Ensuite, le principe de ne présenter qu’un seul artiste - voire une seule peinture - par salle, afin de respecter l’autonomie – et donc la lecture – de chacune des oeuvres proposées. De fait, (un mural, des tableaux) présente indistinctement des peintures s’inscrivant dans tous les divers champs de la création picturale, de l’abstraction la plus radicale à la figuration la plus débridée. Ce principe induit un découpage très particulier des espaces du plateau, pour une architecture déterminée par le nombre précis de peintures sélectionnées.

Enfin, toujours dans cette nécessité de structurer l’espace, l’exposition repose sur la présentation d’une peinture murale de Stéphane Dafflon – PM 062 – qui précisément, déployée dans tous les espaces du plateau, détermine le mode d’accrochage de l’ensemble des tableaux. En un sens, le principe protocolaire de (un mural, des tableaux) s’inscrit dans celui de PM 062, l’oeuvre de Stéphane Dafflon ayant été également conçue comme un véritable dispositif d’exposition permettant de présenter d’autres oeuvres picturales et notamment d’autres artistes.

Dans la lignée de nombre d’expositions organisées à partir de la collection – ainsi Paint it Black récemment au plateau -, (un mural, des tableaux) est donc définie selon des règles strictes. Elle n’en propose pas moins à la fois une méthode d’exposition et une vision inédites d’un ensemble d’oeuvres, qui au-delà du caractère immuable d’un medium, se caractérisent toutes par une forme de radicalité : cette même radicalité qui est à l’oeuvre dans leur propre mode de présentation.

Xavier Franceschi