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“L’esprit singulier” Collection de l’Abbaye d’Auberive
à la Halle Saint Pierre, Paris

du 30 mars au 26 août 2016



www.hallesaintpierre.org

abbaye-auberive.com

 

© Anne-Frédérique Fer, vernissage presse, le 29 mars 2016.

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Légendes de gauche à droite :
1/  Deux Fred, Il dit ce qu'il ignore, 2003. Mine de plomb aquarelle, 105x147cm. Photo Atelier Démoulin © Abbaye d’Auberive.
2/  Dégé Guillaume, Bénȩ́dictin du Mont Cassin. TM sur papier, 34.5x23cm. Photo Atelier Démoulin © Abbaye d’Auberive.
3/  Xingjian Gao, Surprise, 2007. Encre de Chine sur toile, 130 x 162 cm. Photo Atelier Démoulin © Abbaye d’Auberive.

 


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Interview de Jean-Claude Volot, collectionneur et fondateur de l’Abbaye d’Auberive,
par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 29 mars 2016, durée 15'56". © FranceFineArt.

 


extrait du communiqué de presse :

 

commissaire d’exposition :
Martine Lusardy, directrice de la Halle Saint Pierre




L’ESPRIT SINGULIER, présente du 30 mars au 26 août 2016 le fonds de l’Abbaye d’Auberive. Son fondateur, Jean-Claude Volot, collectionneur conduit par son désir, son intuition et ses émotions, a réuni en trois décennies plus de 2500 oeuvres constituant l’une des plus grandes collections d’art moderne et contemporain où dialoguent art singulier, expressionnisme figuratif et art populaire. L’exposition, présente environ 600 oeuvres de 70 artistes, parmi lesquels des grands noms de la photographie (Joel-Peter Witkin…), de l’art brut (Josée Francisco Abello Vives, Philippe Dereux, Anselme Bois-Vives), de l’art singulier (Louis Pons, Fred Deux, Michel Macréau), de la figuration libre (Robert Combas, Hervé di Rosa…), de l’art contemporain (Ernest Pignon-Ernest, Myriam Mihindou, Gao Xingjian…) ou encore surréaliste (Hans Bellmer). Les filiations, les jeux de miroir, les fils invisibles façonnent cet ensemble en nous rappelant que le fondement de l’art réside dans sa puissance à ébranler la norme.

Parmi les expositions initiées par la Halle Saint Pierre, la présentation de collections privées a une importance et une signification bien particulières. Tout d’abord elles témoignent de l’existence dans notre réalité artistique d’un autre savoir et d’une autre sensibilité, qui apportent la complémentarité ou la contradiction à l’histoire officielle de l’art. Ensuite parce que l’art brut et l’art singulier, terres de prospection de la Halle Saint Pierre, ne jouiraient pas de leur reconnaissance actuelle sans l’engagement de collectionneurs passionnés qui ont, par leur indépendance de goût et d’esprit, balisé de nouveaux territoires pour la création.




Présentation de l’exposition par Martine Lusardy

Ils dessinent, peignent, sculptent. Ils collectent des objets de rebuts ou puisent dans la nature traces et empreintes. Ils assemblent, collent. Expérimentateurs primitifs ou raffinés d’un grand art, explorateurs de langages archaïques, magiciens du matériau brut, ou bien même artistes professionnels volontiers libertaires, ils inventent des mondes singuliers, préférant la liberté des chemins insolites, l’audace de la marge, à « l’asphyxiante culture » que pourchassait Dubuffet.

Leur art est profondément en résonance avec l’esprit de notre temps qui sait que les valeurs de l’art sont éphémères et destructibles, comme l’est le monde de la culture, de la Beauté et du Vrai tout comme l’homme du commun sait que désormais les civilisations sont mortelles.

Ces artistes sont des familiers de l’inconnu et de l’étrange. Leurs oeuvres sont dans l’entremonde, là où se célèbrent les noces de l’art et de la folie, de la vie et de la mort, où se jouent les multiples passages de l’originaire à la culture, de l’intime à l’universel. Leurs oeuvres, qu’elles soient austères ou délirantes, sauvages ou sophistiquées, expressionnistes ou narratives, qu’elles manient l’humour ou l’émotion, sont porteuses d’excès mais aussi de poésie et d’innovations.

Les soixante-dix artistes réunis dans cette exposition, reflétant les partis-pris d’un collectionneur singulier, forment une sorte de société secrète où les affinités ne manquent pas. Les figures tutélaires de Bellmer, Music, Rebeyrolle, Rustin, Pons, Deux ou Dado voisinent avec les inspirés de l’art brut et de l’art singulier et les actuels représentants d’une peinture expressionnisme exacerbée. S’ouvrant sur notre humanité souterraine, leurs œuvres échangent de mystérieuses résonances. Elles nous imposent un nouveau regard sur l’art et la création.




Jean-Claude Volot et l’Abbaye d’Auberive


Jean-Claude Volot


Collectionneur, chef d’entreprise, médiateur national des entreprises et président du conseil de l’Agence nationale pour la création d’entreprise, Jean-Claude Volot (né en Haute-Marne en 1949. Elevé dans un milieu modeste, il est le seul fils d’une fratrie de huit enfants) est aussi le fondateur du centre d’art contemporain de l’Abbaye d’Auberive, où sont entreposées les quelque 2 500 pièces de sa collection. Fervent amateur des oeuvres de Paul Rebeyrolle, de Jean Rustin, de Lydie Arickx ou de Stani Nitkowski, il est aussi un ardent défenseur d’art brut, singulier et d’art des marges, de Fred Deux à Pierre Bettencourt.

Si son aventure entrepreneuriale débute à Clamart, elle se poursuit à Toulouse, en 1989, puis à Albi et, aujourd’hui, à Miami aux États- Unis, ainsi qu’à Zhuhai en Chine. Une réussite qui a tout à voir avec sa collection d’œuvres d’art. Pour Jean-Claude Volot, la culture artistique se construit au fil du temps, à force de volonté. Tout part du sentiment. La réflexion vient ensuite. « Parmi les collectionneurs, peu sont allés aussi loin que moi dans ces veines là. » Les artistes qu’il collectionne ont en commun la figure humaine.


L’Abbaye d’Auberive 10 ans au service de la création

L’Abbaye d’Auberive ? C’est 30 années d’observation et d’exploration. Ces artistes d’exception, Jean-Claude Volot les cherche partout. Asie, Afrique, Amérique, son rôle de médiateur national. Des entreprises et président du conseil de l’Agence nationale pour la création d’entreprise le font voyager dans le monde entier, à l’affût de nouveaux chocs artistiques. Mais une fois les oeuvres dénichées et acquises, il faut aussi faire vivre la collection. Et pour accomplir cette tâche, il a confié les rênes du centre d’art contemporain de l’abbaye d’Auberive à sa fille Alexia Volot. Une jolie façon de transmettre et de faire vivre sa passion pour la collection.


La collection

Le centre d’art contemporain de l’abbaye d’Auberive, avec ses 2500 oeuvres, possède l’une des plus grandes collections privées d’art expressionnisme contemporain figuratif et d’art singulier de France. Commençant à collectionner les artistes liés au mouvement CoBrA qu’il affectionne tout particulièrement (Karel Appel, Bengt Lindström…), Jean-Claude Volot acquiert ensuite des oeuvres d’art brut et d’art singulier qu’il découvre notamment dans la revue spécialisée « L’oeuf Sauvage » (Philippe Dereux, Louis Pons, Fred Deux, Stani Nitkowski, Michel Macréau…), avant de logiquement s’intéresser à l’expressionnisme contemporain (Jean Rustin, Paul Rebeyrolle, Roger-Edgar Gillet) : Autant d’artistes que ce fervent collectionneur a acquis depuis une trentaine d’années. « Pour Auberive, la collection est construite sur la constante de l’humain essentiellement basée sur l’émotionnel », analyse Jean-Claude Volot.