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“Les contes cruels de Paula Rego” article 2546
au Musée de l'Orangerie, Paris

du 17 octobre 2018 au 14 janvier 2019



www.musee-orangerie.fr

 

© Anne-Frédérique Fer, vernissage presse, le 16 octobre 2018.

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Légendes de gauche à droite :
1/  Paula Rego, Snare, 1987. Acrylique sur papier monté sur toile, 150 x 150 cm. © Paula Rego. Courtesy of the British Council Collection.
2/  Paula Rego, Little Miss Muffet I, 1989. Eau forte et aquatinte, 52 x 38 cm. © Copyright Paula Rego Courtesy Marlborough Fine Art.
3/  Paula Rego, The Policeman’s daughter, 1987. Acrylique sur papier monté sur toile, 213,4 x 152,54 cm. Collection particulière. © Copyright Paula Rego Courtesy Marlborough Fine Art.

 


2546_Paula-Rego audio
Interview de Cécile Debray, directrice du musée de l’Orangerie et commissaire de l'exposition,
par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 16 octobre 2018, durée 14'25". © FranceFineArt.

 


extrait du communiqué de presse :

 

Commissaire : Cécile Debray, directrice du musée de l’Orangerie



Unique artiste femme du groupe de l’École de Londres, Paula Rego se distingue par une oeuvre fortement figurative, littéraire, incisive et singulière.

Née en 1935 à Lisbonne, Paula Rego a quitté, adolescente, le Portugal et l’oppressante dictature de Salazar, pour faire ses études à Londres où elle vit depuis plus de cinquante ans. Formée à la Slade School of Arts, elle a côtoyé Francis Bacon, Lucian Freud, Frank Auerbach, David Hockney.

Peintre, elle élabore avec virtuosité de grands polyptyques au pastel. Habitée par une certaine littérature et culture visuelle du XIXe siècle, réaliste et fantastique, à l’instar de son compatriote cinéaste Manoel de Oliveira, Paula Rego entremêle de manière très contemporaine ces références (Jane Eyre, Peter Pan, Daumier, Goya, Lewis Carroll, Hogarth, Ensor, Degas...) à des éléments fortement autobiographiques et des éléments du réel, celui du monde actuel et de ses enjeux sociaux et politiques.

Narratifs, grinçants, ses tableaux semblent issus de quelque conte cruel et évoquent la condition féminine dans des scènes étranges, à contre-courant des codes sociaux. « Mes sujets favoris sont les jeux de pouvoir et les hiérarchies. Je veux toujours tout changer, chambouler l’ordre établi, remplacer les héroïnes et les idiots ». En cela, Paula Rego rejoint l’esprit de Hogarth, Goya ou Grosz, interroge les conventions établies et relève avec ironie les traits de la société bourgeoise incarnée par la famille, la religion et l’État. S’inspirant de mannequins, poupées et masques mis en scène dans son atelier, Paula Rego crée des personnages ou animaux qu’elle transforme et travestit, donnant ainsi naissance à des saynètes composées sur de grands formats, où se mêlent réalité et fiction, rêveries et cauchemars.

L’exposition au musée de l’Orangerie présentera, à travers environ 70 peintures et dessins, une traversée de son oeuvre, depuis les grandes toiles acryliques sur papier de femmes-enfants animaux, un important ensemble d’oeuvres graphiques ponctué de quelques mises en regard avec des dessins et gravures anciennes - Daumier, Goya, Degas, Rabier... - jusqu’aux grands cycles au pastel présentés avec les modèles poupées et animaux provenant de son atelier.

Première grande exposition dans un musée français de cette artiste très reconnue au Portugal et en Grande-Bretagne, elle permettra de montrer une oeuvre puissante qui s’inscrit dans une relecture inspirée des sources visuelles et littéraires de notre modernité et révèle un univers unique et incomparable.